Le philosophe qui n'était pas sage
- mehdimauteur
- 21 févr. 2024
- 2 min de lecture
De Laurent Gounelle, 2012

Quand ils seraient enfin malheureux, lui, Sandro, pourrait retrouver la paix intérieure...
Mais Marc Aurèle ne le quittait pas. L'image du philosophe assaillait régulièrement son esprit, soufflant inlassablement à ses oreilles ses paroles de sagesse.
'Tu te déshonores, mon âme, et bientôt tu n'auras plus l'occasion de te racheter. Car la vie est brève et la tienne touche à sa fin ; et sans aucune considération pour toi-même, tu fais dépendre ton propre bonheur des âmes des autres.
A la suite du meurtre de sa femme (par un sacrifice rituel il semblerait), un professeur de philosophie part se venger contre la tribu amazonienne concernée...
J'ai globalement aimé ce livre même si j'ai trouvé l'intrigue un peu pauvre et les personnages beaucoup trop caricaturaux. Le livre ressemble d'ailleurs à un essai quand s'y penche un peu.
Le livre est court et l'intrigue se resserre autour d'un petit village en Amazonie. Il n'y a qu'une poignée de personnages et finalement peu de descriptions du mode de vie des locaux. On est donc loin d'un ouvrage d'anthropologie. Je m'étais tout de même attendu à davantage d'immersion.
Pour une raison que j'ignore, ça m'a rappelé à la fois les styles de « L'homme qui plantait des arbres » de Giono et de mon « Mon bel oranger ». Peut-être par le rapport à la nature et par une critique du monde moderne ?
D'un autre côté, j'ai beaucoup apprécié l'approche « philosophique » du roman. Par exemple, un vrai dialogue s'instaure entre étrangers et villageois, un dialogue critique de la société occidentale mais également de sa philosophie comme celle de Descartes. Chaque personnage a voix au chapitre, autant les rustres mercenaires que le professeur de philosophie Sandro ou que l'indigène Elianta (une sorte de Marc Aurèle d'Amazonie). Le dialogue tourne principalement autour de la question du bonheur.
A très bientôt !

Medicis



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